Argument(aire)

Healthism & Self-Care: Reconfiguring Body & Life through Science & Technology

Technosciences such as genomics, nanotechnologies and digital technologies have been promoted as tools to improve health for everyone as a “social need”. The way technosciences prioritize health as a core value in our societies, however, may be questioned. How do telemedicine, quantified self devices, online genetic tests or personnalized medicine promote health as a prime value in our societies?

While the notion of “biomedicalization” has become a reference to describe this social phenomenon, we choose to refer to the former concept of “healthism” (“santéisme” in French) with a view to map the current development of patient-centric medical practices and knowledge. The molecular analysis of life forms, the miniaturisation of diagnostic devices and the increasing use of digital technologies have intensified and accelerated the pace of production, circulation and sharing of health data, thereby reconfiguring the traditional relationship between medicine and society. People’s engagement with, or even appropriation of, so-called medical technologies and knowledge, both inside and outside medical institutions, have led to the opening of frontier zones of expertise and to the development of borderline practices, half-way between medicine and self-care, resulting in the multiplication of patient figures across biomedical platforms, processes and technologies.

We will therefore question the values and define the imaginary or utopian representations attached to these emerging patient figures while attempting to address other related key issues. Beyond the logics of practical empowerment, how do new technologies promote the emergence of a better informed and “self-empowered” patient? What representations of the body, of life forms and health do they shape? How do they impact medicine and public health policies?

See program


Santéisme & soin de soi : le corps & la vie à l’épreuve des nouvelles technologies

Les technosciences comme la génomique, les nanotechnologies et les technologies digitales sont promues comme réponses à un « besoin social » : améliorer la santé de tous. Toutefois on peut interroger leur rôle dans la valorisation de la santé dans nos sociétés. Dans quelle mesure les dispositifs de quantification de soi, la télémédecine (e-santé), les tests génétiques en ligne ou encore la médecine personnalisée contribuent-ils à faire de la santé une valeur prioritaire dans nos sociétés ?

Si le concept de « biomédicalisation » est aujourd’hui courant, nous voudrions reprendre le terme plus ancien de « santéisme » (healthism) afin de dresser une cartographie de l’expansion des pratiques et des savoirs médicaux centrés autour de l’individu. L’analyse du vivant au niveau moléculaire, la miniaturisation des appareils diagnostiques et l’utilisation des technologies numériques intensifient et accélèrent la production, la circulation et l’utilisation de données de santé, reconfigurant ainsi le rapport entre médecine et société. La négociation, voire l’appropriation des technologies et des savoirs dits médicaux par les individus, soit au sein soit à l’extérieur des institutions médicales, ouvrent des zones-frontières d’expertise, suscitent des pratiques-limites entre médecine et soin de soi d’où résulte une multiplicité de figures du patient à la croisée des techniques, des procédures et des plateformes biomédicales.

On interrogera donc les valeurs qui émergent avec ces nouvelles figures du patient ainsi que les imaginaires et les utopies qui les accompagnent : comment les nouvelles technologies, par-delà leur visée d’autonomisation technique, favorisent-elles l’émergence d’un patient informé et auto-responsabilisé (“self-empowered patient”) ? Quelles figures du corps, du vivant et de la santé façonnent-elles ? Quel est leur impact sur la médecine et les politiques de santé publique actuelles ?

Voir programme 

                                  

4 thoughts on “Argument(aire)

    • Dear Stan,

      The entry is free and you do not need to register for it.

      Should you need any other information, please, do not hesitate to contact us!

      Best wishes,

      Mauro

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    • Bonjour,

      Même si la plupart des présentations seront en anglais, il y en a aura plusieurs en français. En particulier, la table ronde finale sera entièrement en français. En tout cas, il y a des étudiants bilingues qui offriront des traductions à l’oreille.

      Quant aux actes du colloque, ils seront publiés soit en anglais soit en français dans un numéro spécial de la revue en ligne « Ëa: Journal of Medical Humanities and Social Studies of Science & Technology ».

      Enfin, pour le programme se trouve dans ce site : ça suffit d’appuyer sur la touche « Program(me) » qui se trouve en haut.

      Bien à vous,

      Mauro

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